mardi 6 novembre 2007

MARINE NATIONALE PAR JEREMY

PORTE - AVION CHARLES DE GAULLE





BOUEE DE SAUVETAGE














L’histoire de la marine

L’histoire de la Marine française en Indochine française pendant la période 1939-1945 est généralement méconnue. Peu de gens, en effet, connaissent le nom de la bataille de Koh Chang, qui est pourtant la seule victoire navale remportée par la France au cours des deux guerres mondiales.
Au moment où le pays entre en guerre avec l'Allemagne, en 1939, la
Marine française de la colonie d'outre-mer se compose de deux forces navales aux fonctions bien distinctes. La première, la Marine en Indochine , est assez limitée et se trouve sous le commandement du contre-amiral Jules Terraux (1883-1951). Elle est formée de canonnières fluviales, des navires de la mission hydrographique (essentielle dans un pays traversé par le riche réseau de cours d'eau que constitue le Mékong et son lacis inextricable de bras secondaires), d'un pétrolier, de plusieurs petits bâtiments, ainsi que de bases à terre (arsenal de Saïgon, bases navales, aéronautique navale et casernements). La seconde, modeste aussi, est constituée par les Forces navales en Extrême-Orient (FNEO). Celles-ci comprennent un seul sous-marin, deux croiseurs (dont le célèbre Lamotte-Picquet), cinq avisos (dont quatre avisos coloniaux) et plusieurs canonnières fluviales de Chine.

BATEAU LAMOTTE-PICQUET QUI PART EN MISSION


LES TEMPETES


Dans les quarantièmes rugissants, au sud du quarantième parallèle existe une zone où les tempêtes peuvent dresser des vagues gigantesques, de 30, voire 35 mètres, aptes à mettre au tapis les marins les plus expérimentés. Les observations satellites mesurent couramment dans la région des hauteurs de vagues moyennes de 16 à 18 mètres. Des navires peuvent être victime d'une vague de 35 à 36 mètres de haut. Car, au milieu de mers déjà très abruptes, peuvent se lever des vagues monstrueuses, deux ou trois fois plus hautes que les autres. On les appelle des vagues scélérates. Un phénomène rare, difficile à évaluer scientifiquement mais destructeur. Dumont d'Urville a été la risée de tous quand il a expliqué avoir rencontré de telles vagues dans les mers du Sud. Mais quand, à la fin de la Seconde Guerre, un porte-avions américain a vu ses deux ponts pliés par une vague, le problème a commencé à être pris au sérieux.

les vagues scélérates


Les vagues scélérates n'ont rien à voir avec les tsunamis. En japonais, « tsunami » signifie « grande vague dans le port », mais le terme a largement dépassé ce sens premier. Il désigne aujourd'hui les violents raz-de-marée qui déferlent sur les rivages détruisant tout sur leur passage. Les tsunamis peuvent avoir des origines très variées. S'ils sont souvent provoqués par des séismes localisés en mer ou par des glissements de terrain sous-marins comme celui de juillet dernier, il arrive aussi que leur origine soit à rechercher sur terre à proximité d'un volcan actif. Dans ce cas, c'est l'arrivée brutale en mer d'une quantité plus ou moins importante de produits volcaniques dévalant les pentes de l'édifice ou des avalanches de débris qui déplace la masse d'eau et provoque une onde de très grande énergie. C'est elle qui se propage ensuite à la surface de l'océan. Tous les tsunamis ne voyagent pas de la même manière. Tout dépend de la longueur d'onde qui les caractérise, en d'autres termes, de la distance qui sépare deux crêtes successives. Par exemple, les vagues déclenchées par des séismes sous-marins ont des longueurs d'onde de l'ordre de plusieurs centaines de kilomètres, toujours bien supérieures à la profondeur de l'océan dans lequel elles évoluent. Leur vitesse dépend donc uniquement de cette profondeur : les ondes ralentissent dès qu'il y a moins d'eau. En revanche, les tsunamis provoqués par des glissements de terrain ont, eux, des longueurs d'onde plus petites, de l'ordre de quelques kilomètres. Résultat, leur propagation est plus complexe car la vitesse des ondes dépend aussi de leur fréquence.Au large des côtes, les tsunamis destructeurs d'origine tectonique ont en général une hauteur de quelques centimètres à plusieurs dizaines de centimètres - et ne sont jamais vus ou ressentis par les navires. Mais, lorsque le raz-de-marée atteint le littoral, la hauteur des vagues augmente rapidement. C'est l'inverse pour la vitesse. Par 5 000 mètres de fond, ces vagues se propagent à environ 800 km/h, à peu près la vitesse d'un avion. Elles peuvent traverser le Pacifique en moins d'une journée. En revanche, par 10 mètres de fond, la vitesse chute à moins de 40 km/h. Ainsi, à l'approche des côtes, la partie avant des vagues ralentit fortement, tandis que l'arrière continue à se propager à très vive allure. La longueur d'onde diminue donc fortement sur les côtes, et, comme l'énergie se conserve, la hauteur des vagues augmente. La géométrie de la côte et du littoral est ensuite déterminante. Les récifs, les baies, les embouchures de rivières, les reliefs sous-marins et les pentes de la plage sont autant de paramètres qui modifient le tsunami à l'approche de la côte. Dans les cas extrêmes, le niveau de l'eau a atteint plus de 15 mètres pour des vagues ayant parcouru des milliers de kilomètres et plus de 30 mètres pour celles nées à moins de cent kilomètres. Les zones inondées peuvent s'étendre à plus de 300 mètres à l'intérieur des terres, recouvrant de vastes terrains d'eau et de débris

L'UNIFORME
L’instruction N° 538 DEF/DCCM/SD/LOG/HCP/NP du 20 octobre 2003 définit le régime d’habillement du personnel féminin et masculin de la réservemilitaire de la Marine nationale.
1/ Généralités
Les effets d’habillement nécessaires à l’équipement du personnel de la réserve militaire de la Marine nationale sont gérés dans les mêmes conditions que ceux destinés au personnel militaire d’active.

2 / Principes
Les officiers, officiers mariniers quartiers-maîtres et matelots font l’objet d’une intégration directe et possèdent respectivement un trousseau ou un sac.
Les effets entrant dans la composition du trousseau et du sac de la réserve militaire sont répartis entre la collection de base dont chacun doit disposer, les effets facultatifs et les effets spécifiques à certaines spécialités ou affectations qui sont délivrés à titre de prêt par la formation d’emploi. Délivrance de la collection de base aux intégrés directs. Le trousseau ou le sac est délivré gratuitement aux réservistes intégrés directs et à ceux qui proviennent d’une autre armée sur présentation d’un bon de délivrance émis par un centre d’information de la réserve de la Marine.
Cas particulier des réservistes reprenant une activité au sein de la réserve. Pour les réservistes n’ayant pas exercé d’activité depuis plus de cinq ans et sous la condition que les tenues personnelles auront été reconnues inutilisables par le service local d’habillement, un complément de trousseau ou de sac leur sera délivré gratuitement.Délivrance des effets spécifiques aux intégrés directsLes effets spécifiques sont délivrés ultérieurement en fonction de la spécialité et du lieu d’affectation ou de résidence du réserviste sur présentation d’un bon de délivrance émis par un CIRAM ou par la formation d’emploi.

LES GRADES
Quel grade pour votre arrivée dans la réserve militaire :
Conditions minimales requises pour une admission dans la réserve militaire en qualité d'officier ou d'officier marinier :
Diplôme ou niveau d’études
-Matelot : niveau scolaire classe de première (niveau V ou Vbis minimum).
- Second-maître : diplôme national correspondant au moins au baccalauréat, ou titre ou diplôme de niveau IV.
-Premier maître : niveau III ou IV.
-Aspirant : niveau II ; Bac + 3 ; licence.
-Enseigne de vaisseau de seconde classe : diplôme national correspondant à un deuxième cycle d’études supérieures ou titre ou diplôme de niveau II.
-Capitaine de corvette : doctorat, de 3e cycle ou titre correspondant (niveau I).Expérience professionnelle pour être recruté directement au grade de premier maître ou de capitaine de corvette l’intéressé doit justifier d’au moins quatre ans d’expérience professionnelle dans le domaine de la spécialité au titre de laquelle il sollicite son intégration dans la réserve militaire. Pour le personnel titulaire d’un titre universitaire d’études de défense et pour les auditeurs de l’IHEDN, ce temps d’activité est ramené à trois ans.
-Enseigne de vaisseau de deuxième classe : 35 ans
-Aspirant : 24 ans
-Premier maître : 18 ans
-Second maître : 30 ans-
-Matelot : 18 ans
Aptitude physique et recrutement dans la réserve militaire exigent l’aptitude physique minimale.







Henri Honoré d'Estienne d'Orves

Né le 3 juin 1901, Henri Honoré d'Estienne d'Orves entra en 1921 à l'Ecole Polytechnique, d'où il sortit deux ans plus tard dans la Marine. Lieutenant de vaisseau ancien en juillet 1940, il se trouvait sous-chef d'état-major de la Force X à bord du croiseur Duquesne, à Alexandrie, d'où il rallia le général De Gaulle à Londres.Ne pouvant avoir de commandement à la mer, occupée. Parti sur le Marie-Louise, bateau de pêche armé par des pêcheurs bretons, il débarqua le 22 décembre 1940 aux environs de la pointe du Raz, avec le radio Marty, et devint Jean-Pierre dans la Résistance. Leur mission était de constituer un réseau de renseignements dans la région ouest. Elle fut de courte durée. Installé à Nantes chez les époux Clément, le capitaine de corvette d'Estienne d'Orves effectua plusieurs voyages à Paris et en Bretagne (notamment à Lorient où il obtint des renseignements intéressants sur les forces allemandes dans la région). C'est au retour d'un de ses voyages à Paris que, le 20 janvier 1941, pendant son sommeil, il fut arrêté ainsi que ses hôtes par la Gestapo. Marty l'avait trahi. Le réseau était démantelé. Des pièges furent tendus à ses membres et à l'équipage de la Marie-Louise. Conduit avec ses deux lieutenants en Allemagne, puis ramené à Paris à la prison du Cherche midi, le commandant d'Estienne d'Orves, fervent chrétien, conserva malgré de très dures conditions de détention (en cachot), un excellent moral qu'il sut faire partager à ses codétenus.Le procès fut dominé par sa personnalité et la cour martiale reconnut le mérite et la fermeté de caractère des accusés qui n'avaient agi que par amour de leur patrie, mais il se termina par neuf condamnations à mort. Le président signa un recours en grâce qui fut rejeté pour le commandant et ses deux adjoints; il furent tous les trois fusillés le 29 août 1941

Qu'est ce que le milieu carcéral ?







CHRONOLOGIE SUR LES PRISONS



1789 : La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen proclame que " nul homme ne peut être accusé, arrêté ou détenu que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu'elle a prescrites ". Les principaux châtiments corporels sont supprimés.

Prise de la Bastille 1789

Démolition de la Bastille




1791 : Le code pénal place l'enfermement au centre du dispositif judiciaire, généralise la peine privative de liberté mais conserve la peine de mort et les travaux forcés ; la prison est un lieu de punition et d'amendement du condamné par le travail et l'éducation.


1810 : Le deuxième code pénal privilégie le châtiment qui s'ajoute à l'incarcération pénale : boulet au pied des forçats et flétrissure au fer rouge. L'accent est mis sur le travail obligatoire.


1875 : La loi Bérenger généralise l'emprisonnement cellulaire dans les prisons départementales : elle prévoit un isolement total en cellule pour les prévenus et les condamnés à moins d'un an d'emprisonnement, en contrepartie d'une remise d'un quart de la peine.

1885 : Le sénateur Bérenger fait voter les textes instituant la libération conditionnelle et le sursis simple.

1945 : Les travaux forcés sont abolis. La réforme Amor place l'amendement et le reclassement social du condamné au centre de la peine privative de liberté.

1958 : Le juge de l'application des peines est institué. Les comités de probation et d'assistance aux libérés pour le suivi des peines en milieu ouvert sont créés (sursis avec mise à l'épreuve et libération conditionnelle).

1972 : Une loi institue les réductions de peine.


1974 : Des émeutes se développent dans les centrales de Clairvaux et de Poissy et se propagent à une quarantaine de prisons. Le mariage devient libre en prison.


1975 : La réforme pénitentiaire crée des centres de détention orientés vers la réinsertion, développe des peines de substitution et institue les QHS.

1978 : Instauration des peines de sûreté. 1981 : La peine de mort est abrogée. 1982 : Disparition des QHS.


1983 : La peine de travail d'intérêt général est créée. Les hygiaphones sont retirés des parloirs: les détenus et leur visiteurs peuvent se toucher.

1985 : La télévision est autorisée dans les cellules.


1987 : L'obligation de travail des condamnés est supprimée.


1994 : La loi du 18 janvier 1994 confie l'organisation des soins en milieu pénitentiaire aux hôpitaux publics.

1997 : La loi du 19 décembre 1997, adoptée à l'initiative de M. Guy-Pierre Cabanel, prévoit le placement sous surveillance électronique de détenus purgeant une peine de moins d'un an ou dont le reliquat de peine est inférieur à un an.

1999 : Les services pénitentiaires d'insertion et de probation sont créés : ils regroupent désormais dans une structure unique à vocation départementale les activités liées à la réinsertion et à la mise à l'épreuve des personnes placées sous main de justice. Un programme de constructions nouvelles est lancé.

2000 : Le docteur Véronique Vasseur publie " Médecin-chef à la prison de la Santé ". Les deux chambres mettent en place des commissions d'enquête sur les prisons, celle de l'Assemblée Nationale visant l'ensemble des établissement pénitentiaires de France, celle du Sénat se penchant plus particulièrement sur le cas des maisons d'arrêt.

2002 : En mars, le projet de loi pénitentiaire est finalement abandonné. En novembre, Dominique Perben, Garde des Sceaux, annonce la création de 13200 nouvelles places de prison avant 2007.


DEFINITION

Une prison ou pénitencier est un lieu de détention ; par extension, le terme prison désigne également la peine d’incarcération qui peut être infligée aux individus qui ne respectent pas les normes de la société .
Dans la plupart des pays ces normes sont définies par les lois. Les personnes détenue dans une prison sont appelées des prisonniers.


1): Les buts.
Les buts des prisons varient selon les époques et surtout les sociétés .
La plupart du temps , il s’agit :
-De protéger la société des éléments dangereux.
-De décourager les gens de commettre à nouveau des actes interdits par la loi.
-De rééduquer le détenu de manière à le réinsérer.
-De soulager les victimes.
-De faire taire les opposants politiques.
-D’empêcher des prévenus de prendre la fuite ou de compromettre leur futur procès .

2) : Le rôle des prisons dans l’histoire.
Le rôle de la prison a plus ou moins changé à travers l’histoire.
D’un simple outil de rétention en l’attente d’une peine, il est devenu une peine en soi.
Dans certains pays (principalement les démocraties), elle est un outil ayant pour objectif de protéger la société de ses éléments dangereux et de les réinsérer mais elle peut également être utilisée comme outil de pression politique dans des contextes plus difficiles. Dans les faits , la réinsertion est rarement pleinement atteinte.


3) : Les aspects juridiques.
Aujourd’hui dans la majorité des pays , la seule autorité pouvant mettre en prison une personne est la Justice.
Cependant, d’autres formes de privation de liberté peuvent, selon les pays, être décidées par d’autres autorités,
(police, armée, douanes, médecins…).


4) : Prison et droits de l’homme.
Les quatre droits fondamentaux de l’homme sont , d’après la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 , la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression.


5) : Population carcérale.
Au 1er Juillet 2007 , 61780 personnes sont écrouées en France, pour 50637 places. Ce chiffre marque le plus haut niveau depuis le pic historique de Juillet 2004 (63652 détenus) avec une hausse annuelle de 3,9% par rapport aux 59488 détenus comptabilisés au 1er Juillet 2006. L’administration pénitentiaire prévoit 67000 détenus au printemps 2008, un effectif jamais atteint.

6) : Répartition
Parmi les 63290 personnes sous écrou au 1er avril 2007 , 18226(30%) sont des prévenus en attente de procès ; 746(1,2%) sont des mineurs dont deux tiers de prévenus.
2215(3,6%) sont des femmes et 2519(4%) sont écrouées mais non hébergées dont 2087 sous surveillance électronique et 432 placées à l’extérieur sans hébergement .
Une progression de 52% par rapport à l’année précédente .


Conclusion : respectez la loi si vous ne voulez pas aller en prison .


Le Bagne au temps de Vidocq VXIIIè siècle
Les Bagnes en France à l'époque de Vidocq
La naissance des Bagnes


BAGNE :

de bagna, nom donné par les Italiens à la prison de Constantinople dont dépendaient des bains.
Les bagnes sont nés lors du déclin des corps de galères qui avaient été créés pour désengorger les prisons sous Louis XIV.
Sous Louis XIV, l'ordonnance du 27 Septembre 1748 réorganise le corps des galères et les conditions de détention : Désormais, la plupart des galériens travailleront sur terre dans les arsenaux.


Le premier bagne ouvert est celui de Toulon en 1748 (ce bagne verra passer environ 100.000 condamnés en un plus d'un siècle), puis celui de Brest qui reçoit ses premiers "clients" en 1749. Les bagnards sont soumis à la chaîne, au manque de nourriture et d'hygiène. La mortalité est alors très élevée dans les bagnes.
En 1767, le bagne de Rochefort sera créé.
En 1795, les premières déportations vers la Guyane sont celles des prêtres réfractaires.
En 1792 est créé le bagne de Nice, en 1796, celui de Lorient, en 1798, celui du Havre et en 1803, celui de Cherbourg.
En 1808 seront créés des bagnes à l'étranger : Celui d'Anvers (Belgique) et de la Spezia (Italie)
En 1811, le bagne de Civita Vecchia (Italie).
La période Napoléonienne va voir quadrupler la population carcérale des bagnes (En 1814 : 16.000 forçats se répartissent entre Toulon et Brest).
Les bagnes étrangers seront fermés à la chute de Napoléon et le nombre de détenus baissera très nettement à cette période.
Durant la Restauration, on remet en cause le système pénitentiaire et le bagne qui coûte cher et rapporte peu.


En 1828, les condamnés à 10 ans de travaux forcés ou moins sont envoyés à Toulon, au delà ils sont envoyés à Brest ou à Rochefort.
En 1837, le transport par chaîne des prisonniers sera replacé par des voitures cellulaires.
En 1852, c'est sous le règne de Louis-Napoléon Bonaparte (Napoléon III) que sont mis en place les bagnes coloniaux.
La Guyane deviendra terre de déportation, mais c'est une autre histoire....
Récapitulatif des Bagnes au temps de Vidocq
1748-1873 Toulon.
1749-1858 Brest.
1767-1852 Rochefort.
1792-1811 Nice
1796-1830 Lorient
1798-1803 Le Havre
1803-1815 Cherbourg
1808-1814 Anvers
1808-1814 La Spezia
1811-1814 Civita Vecchia


Qui allait au Bagne ?
Rapport statistique de l'étude de 1836 à Brest (extrait de "Dernier Exil, Histoire des bagnes et des forçats" de Michel Pierre Ed. Découvertes Gallimard)
Sur la populations carcérales
61% ont entre 31 et 50 ans
53% sont célibataires
60% ne savent ni lire ni écrire
50% sont des ouvriers et des artisans
Sur les durée de détention
50% sont condamnés à perpétuité
2,5% sont condamnés à plus de 20 ans
22% sont condamnés pour 16 à 20 ans
15% sont condamnés pour 11 à 15 ans
8% sont condamnés pour 5 à 10 ans
2,5% sont condamnés à moins de 5 ans
Sur les motifs de détentions
62% vol
17% meurtre
4% viol
2% faux et usage de faux
Le reste est composé de délits divers : empoisonnement, parricide, incendie, fausse-monnaie
Comparativement, voici les motifs de détentions retenus en 1749 dans le même bagne :
44% vol
14% contrebande de tabac
13% contrebande de sel
5% vagabondage (à cette époque vagabondage et braconnage sont soumis à des peines de bagne !)

La Vie des Bagnards :

La Chaîne
La chaîne, c'est le convoi des prisonniers vers le bagne. Plusieurs fois par an, des groupes de prisonniers convergent à pied vers les grands bagnes de France. Les convois partant de divers cours d'assise sont appelés cordons se regroupent pour former la chaîne. La chaîne avance par étapes, escortée par des gendarmes et des dragons, à l'époque, c'est un grand spectacle pour la population. On entasse les futurs bagnards dans les étables et les granges réquisitionnés à chaque étape.Les trajets se font à pieds et en bateau jusqu'à l'arrivée des voitures cellulaires en 1837.


Extrait des Mémoires de Vidocq


C'était le 20 décembre 1797. Le capitaine et le lieutenant de la chaîne vinrent nous visiter. Ils nous appelaient leur "marchandise'.

Parmi les "chevaux de retour" (forçats évadés), le capitaine qui se nommait Viez, reconnut Desfosseux : "Ah' ah! dit-il, voilà le fameux "ferlampier" (condamné habile à couper ses fers). Morbleu! on dit que tu as manqué d'être "fauché" (guillotiné). Tu as bien fait, mon garçon, d'esquiver la "butte" (la guillotine) car il vaut encore mieux retourner au "pré'" (au bagne), que le "taule" (le bourreau) ne joue avec notre "sorbonne" (notre tête). Au surplus, mes enfants, soyons calmes et nous aurons le "comant" (le boeuf) avec du persil". Viez et Thierry, son lieutenant, continuèrent leur visite, adressant des plaisanteries du même genre à leurs "chevaux de retour".Le moment critique arriva. Il fallut descendre dans la "cour des fers". Là, chacun de nous fut dépouillé de la livrée de Bicêtre, pour en recevoir une autre, de voyage. A ces préliminaires, succédèrent le "ferrement" et la coupe de cheveux et des favoris. Après cette opération, nous fûmes livrés à nous-mêmes. Alors, les jurements, les sales plaisanteries, les intonations les plus dégoûtantes, éclatèrent de toutes parts. Au milieu de ce brouhaha, un "cheval de retour" entonna, d'une voix qui dominait toutes les autres, ce chant si connu dans les bagnes. la Complainte des galériens.
La chaîne, C'est la grêle;Mais c'est égal, Ç'a n'fait pas de mal.Nos habits sont écarlates, Nous portons au lieu d'chapeaux Des bonnets et point d'cravate, Ç'à fait brosse pour les jabots.Nous aurions tort de nous plaindre, Nous sommes des enfants gâtés, Et c'est crainte de nous perdre Que l'on nous tient enchaînés.Nous f'rons des belles ouvrages En paille ainsi qu'en cocos, Dont nous ferons étalage Sans qu'nos boutiques pay' d'impôts.Ceux qui visit'nt le bagne N' s'en vont jamais sans acheter, Avec ce produit d' l'aubaine Nous nous arrosons l' gosier................................................Quand vient l'heur' de s'bourrer l'ventre, En avant les haricots !Ça n'est pas bon, mais ça entre Tout comm' le meilleur fricot.Notr' guignon eût été pire, Si, comm' des jolis cadets, On nous eût fait raccourcire À l'abbaye d' Mont-à-r'gret.
Les condamnés étaient divisés en trois cordons. Dans le troisième, on avait mis les moins turbulents. Dans les autres cordons, les hommes dangereux. Près de moi, deux hommes. L'un, ex-maître d'école, condamné pour viol. L'autre, ex-officier de santé, condamné pour faux. Ils causaient. Du ton le plus naturel. ''Nous allons à Brest? disait le maître d'école. - Oui, répondait l'officier, nous allons à Brest. Je connais le pays, moi. J'y suis passé, étant sous-aide à la 16è demi-brigade. Bon pays, ma foi. Je ne suis pas fâché de le revoir. - Y a-t-on de l'agrément? - De l'agrément? - Oui, de l'agrément. Je veux demander si l'on peut se procurer quelques douceurs, si on est bien traité, si les vivres sont à bon marché. - D'abord, vous serez nourri, et bien nourri. Car au bagne de Brest, il ne faut que deux heures pour trouver une gourgane dans la soupe, tandis qu'il faut huit jours à Toulon". Cette conversation fut interrompue par de grands cris. L'ex-commissaire des guerres Lemière, l'officier d'état-major Simon, et un voleur nommé le Petit Matelot, étaient assommés à coups de chaîne par leurs camarades qui les traitaient de "dénonciateurs". Je sauvais Lemière et Simon par mon intervention. Mais le Petit Matelot, surnommé "Mademoiselle", un de ces misérables qui trouvent à Paris et au bagne un théâtre digne de leurs dégoûtantes voluptés, succomba à ses blessures ... Nous passâmes la nuit sur la paille. Jusqu'au jour, les argousins nous surveillèrent. Il ne s'agissait pas de ''jouer du violon" (de scier ses fers). Alors, on fit l'appel, on examina nos fers, on nous plaça dos à dos sur de longues charrettes. A saint Cyr, on nous déshabilla entièrement et on nous visita toutes les parties du corps pour s'assurer que nous n'avions aucun instrument propre à couper le fer.Après un voyage d'une vingtaine de jours, nous arrivâmes à Pont-à-Luzen, dépôt du bagne, abreuvés d'injures et meurtris de coups de bâton. Pont-à-Luzen était une sorte de lazaret où les bagnards devaient passer une quarantaine de jours, tant pour Se remettre de leurs fatigues que pour donner aux médecins le temps de s'assurer que les condamnés n'étaient pas atteints de maladies contagieuses. Dès notre arrivée, on nous fit laver, deux par deux, dans de grandes cuves. Ensuite; on nous distribua des vêtements dont chaque pièce était marquée des lettres GAL.Alors on nous riva au pied ce qu'on appelle la manicle. Mais on ne nous accoupla pas.La surveillance exercée à Pont-à-Luzen n'était pas très active. Je tenais d'un nommé Blondy, qui s'était évadé du bagne de Brest, qu'il était facile de sortir des salles et de franchir les murs extérieurs de ce dépôt. Bien décidé à mettre ces indications à profit, je m'entendis avec le même Blondy et quelques autres pour percer un mur à l'aide d'un ciseau, oublié par les "sbires" chargés de river les manicles. Pendant que je besognais, Blondy sciait mes fers. Dans mon lit, un mannequin fabriqué par mes camarades, trompait la vigilance des argousins. L'opération terminée, je parvins sans peine dans la cour du dépôt. J'y trouvai une perche. Elle me servit à escalader le mur qui avait quinze pieds de haut. Mais cette perche étant trop longue et trop lourde, je ne pus la faire passer à l'extérieur. Je risquai donc le saut.Seulement, je me foulai les deux pieds. Je ne pus même pas me traîner jusqu'à un buisson peu éloigné de là. Au jour, la douleur, loin de se calmer, devint beaucoup plus vive. Mes pieds étaient tellement enflés qu'il me fallut renoncer à l'évasion. Dans l'espoir d'obtenir une diminution sur le nombre de coups de bâton qui me revenaient pour cette tentative, je me résolus à rentrer de moi-même au dépôt. Parvenu à la porte, après de longs et pénibles efforts, je fis demander une soeur qui m'avait témoigné de l'intérêt. J'avouai à cette femme ma tentative. Elle me fit passer dans une salle où l'on pansa mes pieds. Puis elle alla solliciter ma grâce. Le commissaire du dépôt la lui accorda. Et quand je fus complètement guéri, au bout d'une vingtaine de jours, on me conduisit au bagne, dans l'enceinte du port de Brest.

Vidocq au bagne
Les Bagnes fréquentés par Vidocq
BREST
Historique du Bagne de Brest
Le bagne de Brest est édifié entre 1750 et 1751 par l’architecte Antoine Choquet de Loirdu, sur la rive gauche de la Penfeld. Il se compose d’un pavillon central destiné à l’administration, aux agents de surveillance, aux chirurgiens et à l’aumônier. Dans la cour, se trouvent les baraques des forçats.
Extrait des Mémoires de Vidocq (Version épurée Ed. La Découvrance)
L'arrivée au Bagne de Brest
....... Il est difficile de se défendre d'une vive émotion au premier aspect de ce lieu de misères. Chaque salle contient vingt-huit "bancs" sur lesquels couchent, enchaînés, six cents forçats. Ces longues files d'habits rouges, ces têtes rasées, ces yeux caves, ces visages déprimés, le cliquetis continuel des fers, tout concourt à pénétrer l'âme d'effroi. Et puis les propos ignobles, les moeurs, les provocations de la part des garde chiourmes, et si funestes aux forçats réduits au désespoir ... Et ces châtiments infligés sans raison. Je ne songeai qu'à m'en affranchir. ........
TOULON


Historique du Bagne de Toulon

Extrait des Mémoires de Vidocq

L'arrivée au Bagne de Toulon
....... Après un voyage long et pénible, la chaîne arriva enfin à Toulon. Les condamnés furent conduits à bord du Hasard, un ancien vaisseau qui servait de bagne flottant. En ma qualité de "cheval de retour", je fus mis à la double chaîne et placé dans la salle n° 3, destinée aux forçats les plus suspects. Là, avec ces malheureux qu'on s'abstenait de conduire à "la fatigue" de peur d'évasions, j'étais couché sur une planche, enchaîné au banc, couvert de poux et livré à toute la brutalité des argousins. Parmi mes compagnons était un nommé Vidal, condamné à vingt-quatre ans de travaux forcés pour meurtre. Assassin à quatorze ans, assassin de nouveau, puis bourreau au bagne : il exécutait ses camarades sans sourciller. Au même banc figurait le Juif Deschamps, l'un des auteurs du vol du garde-meuble national, assassin par vocation. Je n'étais séparé de Deschamps que par Louis Mulot, fils du fameux Cornu qui fut, si longtemps, la terreur des paysans de la Normandie. .......
Vidocq, la Prison et la peine de mort : Commentaires sur les réflexions de Vidocq sur le bagne, la prison, la peine de mort et les moyens à diminuer les crimes et les récidives - Voir


L'isolement est aussi dénoncé par Vidocq car, selon lui, il rend les hommes misanthropes.
les cellules du bagne de Cayenne


Eugène-François Vidocq né à Arras en 1775 et mort à Bruxelles en 1857 , ancien forçat devenu chef de la police de sûreté, dont les Mémoires, qui ont inspiré à balzac son célèbre Vautrin, sont très pittoresques mais fortement romancés.

une autre porte de l'église Saint Pierre fait par Jérémie


Cette porte de l'église Saint Pierre donne dans la rue des Cinq Pilliers. De chaque côté, des piedroits ornent la porte et se terminent par un arc en accolade.

Porte principale de l'église saint Pierre fait par Jérémie



Porte principale de l'église Saint Pierre à Montluçon elle est de l'année 1638; des pilastres l'encadrent, soutenant un fronton triangulaire avec niche centrale où dresse une robuste statuette de Saint Pierre. Elle à étè restaurée en 1913.