A la foire de Montluçon nous avons visité l'expositon sur les trésors de l'Egypte .
Nous avons vu entre autres ; la Pierre de Rosette.

C’est une pierre qui à été découverte en 1799 en Egypte dans un mur, elle à été trouvée par Pierre François Xavier Bouchard il est né en 1772 et décédé en 1832.
La pierre de Rosette est un fragment de stèle en
granodiorite, fréquemment assimilée à tort à du
basalte ou du granit, découverte dans le village de
Rachïd (Rosette) en juillet
1799 durant la campagne de
Napoléon en
Égypte.
C'est un jeune officier du génie,
Pierre-François-Xavier Bouchard, qui remarqua cette pierre noire de plus d'un mètre de haut lors de travaux de terrassement dans une ancienne forteresse turque. Cette forteresse avait été nommée par Bonaparte Fort Jullien, en hommage à son aide de camp
Thomas Prosper Jullien assassiné durant l'été 1798. Lors de la capitulation de
1801, les
Britanniques victorieux exigèrent la livraison des monuments antiques, dont la pierre de Rosette. Mais dès
1800, une reproduction du texte avait été envoyée en
France pour y être étudiée.
Les inscriptions portées sur cette pierre se sont révélées être le même texte reproduit selon trois systèmes d'écritures différentes : des
hiéroglyphes, du
démotique et du
grec. On crut, à ce moment-là, que le mystère des hiéroglyphes allait être rapidement percé.
Akerblad et
Silvestre de Sacy se lancèrent dans la première tentative de déchiffrement, mais elle demeura vaine. Ce fut ensuite au tour d'un savant britannique,
Thomas Young, de se lancer dans un travail qui sembla promis au succès. Hélas, Young ne connaissait pas le
copte et peu de textes anciens. Sur les signes hiéroglyphiques pour lesquels il proposa une valeur, cinq seulement s'avéraient exacts, et il s'obstinait à lire sur la pierre de Rosette Arsinoé, alors qu'y était mentionné, en réalité, Autocrator. Si certains des signes présents dans les cartouches étaient assez simples à trouver, ce fut parce qu'ils avaient été créés pour rendre les voyelles des noms d'origine étrangère des derniers souverains (Ptolémée, Cléopâtre, Alexandre).
Jean-François Champollion, qui n'avait pas encore dix ans au moment de la découverte de la pierre, se lança très jeune dans la bataille du déchiffrement des hiéroglyphes. Il pressentit que la clé était la connaissance des textes anciens et surtout du
copte, langue parlée en Égypte, et descendant de l'ancien égyptien. Un ami, l’architecte Jean-Nicolas Huyot, avait envoyé des documents à Champollion le jeune. Dans un cartouche, ce dernier repéra le signe solaire de Râ, un signe qu'il savait être MS et deux S : RâMSS, donc Ramsès, ce qui en même temps veut dire Râ l’a mis au monde. Idem pour ThôtMS, Thoutmôsis. Après huit années de travail acharné, en
1822, il peut annoncer à la communauté scientifique qu'il a percé le secret. Sa méthode était bonne, puisqu'elle s'appliqua à la traduction d'autres textes hiéroglyphiques.
Le texte inscrit sur la pierre est un décret ptolémaïque de
196 av. J.-C. La partie grecque de la pierre de Rosette commence ainsi : Basileuontos tou neou kai paralabontos tén basileian para tou patros... (Le nouveau roi, ayant reçu le royaume de son père...). C'est un décret de
Ptolémée V Épiphane, décrivant des impôts qu'il abrogea (dont l'un est mesuré en
ardebs (grec artabai) par
aroure) et instituant l'ordre d'ériger des statues dans des temples. La dernière phrase indique que ce décret devra être inscrit sur une stèle de pierre dure dans l'écriture des mots des dieux (
hiéroglyphes), l'écriture populaire (
démotique) et la langue grecque.
La pierre de Rosette mesure 112 cm de hauteur pour 76 cm de largeur et environ 28 cm d'épaisseur.Elle est exposée au
British Museum à
Londres, où elle est conservée depuis
1802. Elle a toutefois été prêtée au
Louvre dans les années
1980.